Coordination cancer « Vivre et Guérir »
La complémentarité est une force qui ne laisse pas de place à la division « Tolérance et Respect » « Pensée positive et systémie » « On est plus fort ensemble »

Le plaidoyer, le mémorandum et la coordination cancer ne sont pas directifs. Ils vous invitent à une réflexion qui s’impose à nous tous pour rentrer dans la danse de la complémentarité.
On a besoin de tout le monde pour animer un comité de gestion. Il est divisé en sous-groupes : ceux qui iront à la rencontre du monde politique, ceux qui fédéreront d’autres associations, ceux qui travailleront avec les hôpitaux, les oncologues, médecins, infirmières, ceux qui s’occuperont de la communication, de la presse et des médias etc.
Les responsables de sous-groupes viennent d’horizons, de cultures et de formations différentes. Prenons l’exemple du champ politique et celui du champ « monde associatif ». Le politique est plus patient, plus nuancé pour laisser le plus de portes ouvertes à la négociation, le responsable de la vie associative est plus militant, plus déterminé par rapport à la cause qu’il soutient, plus agressif pour faire bouger les lignes.
L’un est dans une visibilité de l’objectif inscrit à plus long terme alors que l’autre voudrait des résultats tout de suite.
A partir de ce constat, pour reconnaitre la force de la complémentarité, il faut éviter de tomber dans de vieilles querelles de pouvoir style le pont et la machine dans la marine. L’un dit si je ne te donne pas le cap (le pont) tes machines ne servent à rien, tu vas tourner en rond, l’autre de répondre si tu me donnes le cap cela ne sert à rien si je ne mets pas en route les moteurs, tu resteras sur place !
Nous devons agir comme pairs dans le respect et la reconnaissance du travail de chacun :
Être pairs, cela veut dire que nous sommes égaux en dignité dans ce travail commun, même si nos parcours, nos expériences et nos rôles sont différents.
Nous avons le même but : lutter contre le cancer et améliorer la vie des personnes concernées. Chacun apporte une valeur essentielle à ce combat.
C’est :
- Se reconnaître mutuellement : respecter la contribution et l’expérience de chacun, qu’il soit patient, professionnel, bénévole ou représentant d’association.
- S’écouter et se soutenir : la parole de chacun compte, aucune voix n’est supérieure à une autre.
- Partager une responsabilité commune : agir ensemble dans un esprit d’entraide, et non de rivalité.
- Cultiver la solidarité : la réussite de l’un renforce la force de tous.
“Être pairs, ce n’est pas être identiques, mais être liés par le même respect, la même volonté d’agir ensemble, et la conviction que chacun compte autant que les autres.”
La somme de toutes ces interventions sera plus riche que d’agir séparément. (Le tout est plus que la somme des parties). La lutte contre le fléau du cancer est complexe, nous devons avancer avec cette complexité dont la première est de nous comprendre et nous soutenir. Cet enjeu est compliqué si nous ne travaillons pas dans la clarté et le respect mutuel. A nous de rendre cette complexité accessible par une forte cohérence et reconnaissance de nos engagements dans cette coordination.
Réussir c’est transformer la diversité en force collective sans tomber dans la rivalité. Pour cela il parait nécessaire de faire émerger une culture commune où nos différences deviennent un atout reconnu et valorisé.
Cette culture commune sera notre boussole collective au-dessus des logiques individuelles ou sectorielles. Nos chemins ont été et sont différents mais notre horizon est le même : sauver des vies.
Nous avons à faire pousser l’arbre de la coordination où :
Les racines sont nos valeurs de solidarité, de dignité, d’équité d’accès aux soins, d’écoute, de respect, de tolérance, d’unité etc.
Le tronc correspond à notre mission commune définie dans les objectifs et le plan d’actions de la coordination.
Les branches seront nos sous-groupes (les associations, le monde de la santé, les politiques et décideurs institutionnels, le monde de l’entreprise et les partenariats, la communication et les réseaux sociaux etc.
Les fruits seront les résultats attendus à court, moyen et long terme.
Nous devons avancer en se souvenant que le tronc ne tient debout que si toutes les branches poussent ensemble.
La complémentarité :
Les différentes personnalités, les tempéraments singuliers, les savoirs faire stratégiques particuliers ne sont pas des obstacles mais des fonctions complémentaires dans une même organisation tolérante et ouverte.
- Le politique = diplomate, stratège, cherche les leviers et les alliances durables.
- Le militant associatif : moteur, mobilisateur, donne de la voix.
- Le professionnel de santé : garant de la rigueur, de l’éthique et du réalisme des propositions.
- Le communicant : traducteur, pédagogue, médiateur entre toutes les parties engagées.
- Etc
C’est avec chacun d’entre nous qu’on pourra atteindre les objectifs souhaités. Nous devenons interdépendants.
Sans diplomates, rien n’avance à long terme ; sans militants, rien ne démarre ; sans soignants, rien ne tient ; sans communicants, rien ne se sait etc.
« Cap et moteur : ensemble pour avancer. »
Nous avons le même horizon.
La complémentarité n’est pas un état figé mais une pratique quotidienne.
Elle demande d’écouter, de reconnaître, d’ajuster.
Mais c’est aussi une école d’humanité : là où chacun cesse de dire “moi” pour dire “nous”.
La complémentarité traduit plusieurs idées essentielles :
- La diversité des associations et des sensibilités ;
- L’égalité de dignité entre les acteurs ;
- L’absence de hiérarchie ou de compétition ;
- la complémentarité des rôles ;
- La protection d’une cause commune qui dépasse les intérêts individuels ;
- La place centrale des patients et de leur parole, même lorsqu’ils ne sont pas représentés explicitement.
Ce document n’est qu’un support pour ouvrir la réflexion sur le niveau de nos engagements et sur la culture de la complémentarité. Il n’impose rien, il reste essentiellement ouvert à la critique, à l’échange. C’est un simple escalier pour renforcer la réussite de nos engagements. C’est une façon d’alléger nos participations en faisant confiance aux effets de la complémentarité tout en acceptant chaque acteur comme essentiel dans le processus de plaidoyer.
Merci nous d’être montés sur ce bateau si fort et si important pour tous ceux qui souffrent de ce fléau qu’est le cancer.
POTENTIEL 3.0 A BESOIN DE VOUS ET DE VOTRE POTENTIEL
Nous souhaitons aussi renforcer nos équipes avec le soutien de juristes, avocats, transitaires, transporteurs, chauffeurs, modérateurs de réseaux sociaux, graphistes et bénévoles en France, Europe et Amérique du Nord.